L'histoire
Une histoire qui nous dépasse
Une histoire qui nous dépasse
Le llagut catalan et la rame traditionnelle
Bien avant d’être un sport, c’était un moyen de vivre, de pêcher, de relier les hommes à la mer.
Aujourd’hui, chaque sortie perpétue ce geste ancien.
Ces barques, solides et simples, faisaient partie du paysage autant que les maisons du port. Elles accompagnaient les marins à l’aube, rentraient chargées à la tombée du jour, et connaissaient par cœur les courants, les vents, les humeurs de la mer.
Puis le temps a passé. Les moteurs sont arrivés. Les usages ont changé. Beaucoup de ces embarcations ont disparu des ports, remplacées par des coques modernes.
Mais le geste, lui, n’a jamais vraiment disparu.
Dans certains ports, dans certaines familles, dans certaines mémoires, on a continué à transmettre la manière de tenir un aviron, le rythme à trouver ensemble, la façon d’écouter l’eau. Pas comme une performance.
Comme un héritage.
Les barques que nous utilisons sont inspirées de celles d’origine. Leur forme, leur équilibre, leur manière de glisser sur l’eau racontent encore le quotidien des marins d’autrefois.
La voile latine n’était pas une invention de plaisancier.
C’était une réponse à la mer.
Elle permettait de naviguer avec peu de moyens, d’utiliser le vent avec intelligence, de longer les côtes, de pêcher, de commercer, de relier les villages entre eux. Elle était simple, efficace, adaptée aux caprices de la Méditerranée.
Mais là encore, le geste n’a pas disparu.
Aujourd’hui, lorsque la voile se hisse lentement le long du mât, ce n’est pas seulement un bateau qui se prépare à partir.
C’est une tradition qui reprend vie.